mardi 11 mai 2010

an other trip??? (the first big one)





Si vous ne savez pas quoi faire et que vous êtes déjà sur ce blog (ce qui est remarquable en soit, tu as gagné ma considération jeune inconnu) il ne vous reste plus qu'à voter pour moi et m'envoyer au bout du monde pour vous rapporter du rêve. J'aurais bien ressortir l'argument de la jeunesse tragique: "ahhh mon père me battait de coups!", " ahhh je suis homosexuel!!" (bon ça c'est vrai), "ahhh ma mère est morte à ma naissance"... mais je ne donne pas dans le mélodrame quoique!!

En votant pour moi, vous faites de ce voyage, NOTRE voyage. Je vous promet de rapporter de la poussière d'étoile, alors HOP HOP HOP (enlève ta culotte, c'est moi qui pilote) NAN PAS ENCORE tous à votre clavier et votre souris...

lundi 10 mai 2010

and what if it would be true..?

Une idée vient de fomenter dans ma petite tête de blon: partir au bout du monde et devenir reporter pendant 80 jours est impossible, surtout quand on a 2 tournages au mois de juin et des rattrapages à soigner, mais un idée encore plus folle me traverse l'esprit. Nan ce n'est pas un nouveau scénario de film (enfin si, mais non). Et si c'était possible de réunir en pleine campagne pas plus d'une centaine personne pour une festive et entraînante moutmout party.

Définition: évènement musical plaisant voir orgasmique réunissant du monde alcoolisé dansant tous dans une même vaïbe autour d'un même feu cordial.

La définition est un peu simpliste, mais mérite qu'on s'y penche dessus. Je propose le concept. Réunir des musiciens et artistes pour une journée et des gens qui n'attendent qu'une seule chose, s'éclater. L'entrée est sur invitation et est au prix raisonnable de 5€. Il faudrait une équipe bénévole pour gérer: bouffe et boissons, accueil artistes, logistique et autorisations, diffusion.
L'évènement durerait une journée de 15h jusqu'au lendemain, avec possiblité de coucher sur place. S'il le prototype marche bien, bonne circulation d'info et propreté des gens. Une asso serait créée et des subventions demandées pour recommencer l'année suivante. Pourquoi pas le début d'une belle aventure et d'un festival de proximité. L'argent récolté ira à des associations caritatives. Je fais appel à votre bon vouloir et votre générosité pour m'aider dans ce projet. Si des questions persistent, n'hésitez pas --> sur mon facebook Antoine Mournès

Sur ce bonne soirée et soyez heureux

samedi 19 décembre 2009

the real nature of human beings

Imaginons un monde dans lequel la bisexualité serait la norme. Quelles seraient les conséquences? Une décroissance de la natalité? Une éternelle contradiction? Une débauche sexuelle? Un trouble sentimental? Dans tous les cas, je ne pense pas que cette utopie sauvera les mentalités.

Comment définir donc cette orientation qui effraie et énerve à la fois?
Un mode de pensée libertaire, soulevant toutes les inhibitions et dévoilant au grand jour les contrariétés de l'espèce humaine?
Une passade, une étape de transition, de l'hésitation au passage à l'acte, la métaphore du doute à son paroxysme?
Le parfait équilibre des pulsions, la balance des oppositions, la plénitude des besoins charnels et affectifs?

C'est tout et rien à la fois. Une chose est sûr. Ce ne doit pas être un effet de mode. Elle sous-entend l'impossibilité d'une stabilité sentimentale entre deux êtres? Elle ne doit pas être symbole d'ouverture orgiaque ou exhibition des penchants antithétiques, mais vue et appréciée comme une liberté affective et sexuelle avec les contraintes qu'elle (im)pose: la fidélité et le respect.
Cette sexualité est dépréciée, car on y range tous les cas qui se disent ni hétéro, ni homo, mais qui en fait tout de même partie. Et puis au final, elle devient une étiquette de plus. Un carcan dans lequel on se ferme plus que l'on s'ouvre. On sait au fond de nous même qui nous sommes. Nul besoin de poser des mots (in)compréhensibles de tous. Tant qu'à faire ce peu. On parle et emploi des expressions conformément normalisées. L'humain est ainsi fait: bête comme un poux. Afin d'interagir avec autrui, il doit être insérer dans un moule (conceptuel, religieux, idéologique...). Ce moule s'appelle la société.

Bienvenu

samedi 5 décembre 2009

speechless

Même si je pense avoir franchis un pas et avoir évolué depuis ces dernières années de remises en questions et de sous-estime de soi, je reviens sur un point. Celui où le dialogue ne passe pas avec mes parents. Pourquoi lorsqu'il s'agit de parler explicitement de mes souffrances personnelles avec mes parents, le langage se réduit à un simple état de colère et d'énervement?

Je leur expose mes rêves, mes ambitions de tourner et donc du besoin pressant d'avoir du matériel telle qu'une caméra. Il me font part de leur crainte justifiée comme quoi le fait que j'attache peu d'importance à la dernière caméra qu'ils m'avaient offert il y a deux ans; et que je ne leur montre pas assez d'enthousiAsme quant à mes ambitions qu'ils ont du mal à comprendre et à partager. Le problème est certes mon manque de perversion et d'engouement, mais c'est avant tout, je pense, dû à leur leste éducation, à ce manque de ténacité. Ils m'ont laissé vivre mes envies à un moment où j'avais le plus besoin de cadre et d'ordres à respecter. J'ai souffert d'un physique ingrat dans ma jeunesse et d'une attirance pour le même sexe que j'ai contenu du mieux que j'ai pu. La timidité se faisant, mes parents n'étaient pas là pour me comprendre et m'écouter. Mon père s'attristant de ne pouvoir m'insuffler le sens du travail manuel me faisait culpabiliser. Je ne le satisfaisais guère. A chaque pas hésitant que je faisais, il me regardait d'un air faussement compatissant qui me faisait comprendre que je le décevais de plus en plus. Mais il ne voulait pas me forcer, car il m'aimait. ErReur monumentale. Cette lasse liberté me conduisait de plus en plus vers un dilettantisme contre lequel je me suis toujours défendu. Ce manque de repères m'empêchait de me construire. Je me rattachais donc à ma mère qui a toujours su m'apporter ce dont j'avais besoin: de la chaleur, de l'amour, de la confiance, une oreille attentive mais malheureusement pas le plus important... Les réponses à mes questions, la répartie nécessaire à me forger une personnalité. Je l'ai donc souvent dénigré, cherché à la discréditer. Pas facile quand on prend comme référence une série américaine à travers laquelle sont dressés des portraits idylliques, suintant d'une amère perfection. L'idéal pour lequel j'ai presque toujours pleuré de n'avoir pu goûter. Je me suis donc détaché, admirant la femme construite qu'est ma soeur aînée à l'heure actuelle. Elle qui, longtemps m'a accusé d'avoir été mieux choyé, m'a déprécié, me regardant comme l'enfant pourri gâté que je semblais être. Cette image a longuement été source de contraintes, ces chaînes, que mes parents ont tentées à de nombreuses reprises de rompre, ils me les ont resserrés involontairement de leur bienveillante indulgence. Leur mansuétude à mon égard ne faisait que de me contraindre de plus en plus à n'être que cet être faible, sans réparti contre lequel je me suis si souvent battu. Je pense avoir mis de côté cette introversion malaDive, mais les plaies sont toujours ouvertes. Si j'ai pu m'affirmer sexuellement, ce n'est pas grâce à eux, mais grâce à mes amis. Si j'ai pu grandir, ce n'est pas grâce à eux, c'est grâce aux épreuves de la vie. Si j'ai pu réaliser mes rêves, ce n'est pas grâce à eux, c'est grâce à ma volonté de faire ce pour quoi je respire jours après jours.

Ils me reprochent de ne pas avoir montré assez de reconnaissance lorsqu'il m'ont offert ce caméscope (mon père croit que je ne m'en suis jamais servi --> preuve d'une mécOnnaissance que je lui reproche tant et plus). Certes je n'ai pas sauté de joie, je n'ai pas crié et précipité à faire ce film pour lequel je rêvais tant. Je pense avoir aspiré à trop d'illusions. Ce dilettantisme dont je me plains a malheureusement étouffé ces rêves et m'a fait vivre à côté de mes désires les plus profonds. Je n'arrive pas à exprimer mes sentiments tels que je le ressens, je me cache et me tais. Ou lorsque je veux les exprimer, je les exprime mal. Il m'arrive de ne pas réagir tel que l'attende mon entourage. Et je préfère éviter ne montrer mes faiblesses et lorsque j'ai tord, je ne peux le supporter alors j'étouffe ce malaise d'un regard feint, d'un soupire contrarié. Mon père voit ça comme du je-m'en-foutisme poussé à son paroxysme, mais il ne voit pas à quel point l'image que je donne me déplais. Mais je ne maîtrise aucunement les excuses et les repeNtirs. J'ai vécu tellement longtemps dans la honte que l'exprimer davantage me semble anodinement douloureux. Il est des moments où l'on se doit de se faire pardonner, où l'absolution est nécessaire, mais il ne fait pas parti de mon vocabulaire (déjà assez restreint). Je ne veux pas dire par là que acquitter une personne d'une faute à mon égard ou d'un autre m'est difficilement acceptable, mais c'est se faire acquitter d'une faute par soi-même, s'excuser d'un oubli, d'un délit, surtout quand il est à la hauteur de la plus perverse confusion, qui m'est dangereusement concevable.

mercredi 25 novembre 2009

hear it well

Alors comme je serais pas là pour veiller à t'embêter, je voulais te faire une petite liste de ce que j'espère pour toi. D'abord le plus évident. Que tu fasses des études, que tu aies une famille, des amis et une vie pleine d'inattendus. N'oublie pas de faire des erreurs. Beaucoup d'erreurs, parce qu'il n'y a pas de meilleures méthode pour apprendre à grandir. Je veux que tu passes du temps près de l'océan, car l'océan te force à rêver. Et j'insiste pour que tu rêves. Dieu, je n'ai jamais vraiment cru en dieu. J'ai passé beaucoup de temps et d'énergie à essayer de prouver qu'il n'existait pas. Mais j'espère que tu auras la capacité de croire en Lui. Parce que ce que j'ai compris, c'est que peu importe si Dieu existe ou pas. L'important est que tu croies en quelque chose, car je te promet, que cette croyance te réchaufferas le coeur. Je veux que tu te sentes en sécurité. Et puis l'amour. Je veux que tu aimes de tout ton coeur. Et quand tu auras trouvé cet amour, où que ce soit, qui que tu choisis, ne le fuis pas. Mais ne le recherche pas non plus. Sois patient, il viendra à toi, je te le promets. Quand tu t'y attendras le moins. N'aie pas peur et souviens-toi: Qu'aimer c'est vivre.